Archive pour la catégorie Eau et bulles

Piscine, semaine 12

Mardi 3 octobre 2006

Enfin l’impression de progresser un peu. Un instant, éphémère, j’ai senti l’eau mieux glisser sur mon corps, j’ai senti mon mouvement plus dense et plus fluide. Ça n’a pas duré, bien sûr, mais maintenant j’ai une idée de la sensation que je dois retrouver. Je me suis forcé aussi à ne pas partir trop vite, pour tenir le coup dans la durée. Au final j’ai nagé comme la semaine dernière, 1,6 km en 43 minutes, mais j’étais beaucoup moins fatigué au bout de ça.

J’ai aussi trouvé un meilleur mouvement de crawl. Il suffisait de réduire l’amplitude et d’augmenter la fréquence du battement de jambes pour que ça se passe vachement mieux. La prochaine fois, je pense arriver à faire un 200 m.

Piscine, semaine 11 – Remise à l’eau

Lundi 25 septembre 2006

Hé oui, je suis toujours en vie !

Après une grosse semaine de vacances, et puis une autre de reprise de boulot et d’activités parisiennes, retour ce soir dans le bassin bleu de la piscine des Halles. Ouille, plus d’eau chaude dans les douches avant d’entrer dans l’eau. C’est vivifiant, mais ça rappelle des souvenirs. Ça a aussi contribué à me coller un mal de crâne de tous les diables : les dernières longueurs ont été un brin pénibles. Qui pis est, les deux extrémités du bassin étaient colonisées par des moules qui occupaient toute la surface de mur disponible pour tenir salon, rendant le virage particulièrement peu pratique.

Face à l’adversité et portant le passif de deux semaines sans entraînement (et d’un week-end à manger du gras en amicale compagnie sur les hauteurs d’Albi), je suis d’autant plus satisfait des chiffres du jour : 1,6 km en 43 minutes, comme la dernière fois. L’objectif sur les prochaines semaines pourrait bien être de consolider la régularité pour arriver à 40 minutes sur cette distance. Pas de crawl cette semaine, on ne peut pas tout faire à la fois…

Piscine, semaine 10

Mardi 5 septembre 2006

Lundi soir. Première carte d’abonnement terminée, c’est un petit anniversaire, une petite victoire. Dix fois déjà que je me jette à l’eau. J’espère ne pas flancher, continuer jusqu’à ce que ça devienne une drogue, un réflexe, un indispensable automatisme. Jusqu’ici, tout va bien. Les maux de tête systématiques après la séance qui m’avaient fait arrêter il y a deux ans semblent ne pas vouloir revenir (semaine 9 mise à part… on va dire que ce n’était qu’une fausse alerte).

Or donc, c’est la rentrée, et en arrivant au bord du bassin je tressaille d’effroi : la ligne d’eau où j’ai pris mes petites habitudes est plus bondée qu’une rame du métro à l’heure de pointe. Les nageurs sagent avancent à l’unisson, un tous les deux mètres. Ce serait pure folie que de vouloir s’insérer là-dedans. Je me rabats donc sur le couloir adjacent, « brasse lente », moins peuplé. Mais au bout de six cents mètres passés, pour l’essentiel, à doubler mes camarades de bassin en prenant garde de ne pas foncer dans le nageur venant en sens inverse, je franchis de nouveau les flotteurs. Il y a maintenant un peu moins de monde à côté, je vais pouvoir terminer à peu près tranquille.

Et en chiffres, ça donne quoi, après une semaine de coupure pour cause de vélo et de déplacement professionnel ? Pas si mal… 1,6 km (brasse) en 43 minutes, le 100 m crawl au dessert toujours en plus ou moins trois minutes. Pas d’entraînement la semaine prochaine puisque je serai occupé à remplir mon carnet de plongée !

Piscine, semaine 9

Mercredi 23 août 2006

Tiens, j’ai oublié de relater ça hier. Quand on aime ça, on en redemande ! Et puis en préparation de la randonnée à vélo du week-end prochain (211 km en trois jours), j’avais intérêt à tester ma résistance mentale. En chiffres, ça donne 1,5 km en 40 minutes tout juste. 100 m crawl, même pas 3 minutes. C’est vraiment pas sorcier… Il suffit de se répéter tout le temps Ralentis, prends ton temps, ne panique pas !

Bien sûr, le défi suivant, ce sera d’en faire au moins autant les prochaines semaines. Il faudra voir aussi, cet hiver, si la motivation demeure malgré le froid et la nuit.

Piscine, semaine 8

Mardi 15 août 2006

Ça y est, c’est vraiment le cœur du mois d’août : la ville somnole, siesteuse, et même la piscine est désertée. Peut-être aussi la fin des fortes chaleurs. Les nageurs sont en vacances, et ceux qui restent à Paris ont le bassin pour eux.

Hier soir, donc, c’était très tranquille. Peu de monde, toute la place qu’on veut devant et derrière, et pas trente-six personnes en train de faire salon aux deux bouts du bassin qui empêchent d’arriver jusqu’au mur pour faire demi-tour. C’est peut-être pour ça que, bien qu’arrivé sur place un peu plus tard que d’habitude (s’interrompre dans une grande séance de bricolage à la maison, c’est plus difficile que de partir du boulot !), j’ai pu aller presque au bout de la distance prévue. La séance étant légèrement écourtée, je n’ai pas retravaillé le crawl cette fois-ci.

Mais quand même, j’étais assez fier de mes progrès. 1,2 km en 32 minutes.

D’un bord à l’autre, et retour

Jeudi 10 août 2006

Depuis quelque temps, quand on passe par ici, on se prend parfois quelques éclaboussures, et certains s’en étonnent et se demandent où peut mener toute cette eau :

Quelle est la destination finale de ces séances hebdomadaires ?

La destination finale ? Rester au même endroit, bien sûr. Aller et venir, longueur après longueur, mètre après mètre sué sans s’en rendre compte dans l’eau bleue et chlorée, pour arriver en fin de compte là précisément d’où l’on était parti. Arriver un peu plus fatigué du corps pour oublier la fatigue de l’esprit.

Et encore muscler les bras, les jambes, le cœur, devenir grand et fort. Et habituer tout ce petit monde à faire meilleur usage de l’oxygène qu’il a sous la main, histoire de le consommer moins vite et de pouvoir jouer un peu plus longtemps avec les tortues et les murènes la prochaine fois que je me déguiserai en poisson.

Piscine, semaine 7

Lundi 7 août 2006

Curieuse coïncidence. Ce carnet commence à bruisser du clapotis de mes éclaboussures hebdomadaires, et au même moment Laure Manaudou est à la une de l’actualité…

Bon, ici les progrès sont sensibles, mais il reste de la marge ! Ce soir, 1,4 km en 38 minutes, et un crawl très moyen. L’aller n’était pas si mal, j’ai presque réussi à y aller doucement sur les jambes, mais le retour s’est barré en sucette. Trop près de la ligne d’eau, essouflé, paniquant, j’ai lâché l’affaire une vingtaine de mètres avant d’avoir bouclé l’aller-retour. Objectif tout trouvé : faire mieux la prochaine fois.