Archive pour la catégorie Eau et bulles

Piscine, semaines 20 et 21

Mercredi 6 décembre 2006

Tiens, j’ai oublié de rendre compte de la séance de la semaine dernière. Ou pas trouvé cinq minutes pour le faire. Tempus fugit ! Bon, il se confirme que mille six cents mètres, ça me prend toujours un peu plus de quarante-deux minutes. J’étais quand même rassuré d’être de retour dans mes chiffres habituels.

Quant à la séance de ce lundi, elle s’est trouvée raccourcie par raison de départ tardif du bureau. 1 km en 27 minutes, c’est dommage de ne pas avoir pu nager autant que d’habitude, mais c’est toujours ça de pris. Et puis j’ai eu le plaisir de croiser Esculape à la sortie, qui lui avait fait son 3 300 mètres les doigts dans le nez.

Piscine, semaine 19

Mardi 21 novembre 2006

Ouh là là. Bon. Chrono épouvantable hier soir, ou alors j’ai raté quelque chose en comptant mes longueurs (ce qui n’est pas complètement impossible, parce qu’un 200 m qui prend 11 minutes en plein milieu de la séance, alors que je n’ai pas l’impression de m’être arrêté plus de 20 secondes pour vidanger mes lunettes qui avaient un peu pris l’eau, ça me semble complètement irréaliste).

Une chose ou l’autre, ça prouve simplement que ce n’était pas une bonne idée de prendre une pinte de Leffe avec les copains juste avant d’aller nager. La prochaine fois qu’il y a un pot impromptu, ce sera un diabolo-menthe.

Piscine, semaines 17 et 18

Jeudi 16 novembre 2006

Deux d’un coup, puisque je n’ai pas pris le temps de rendre compte plus tôt… Deux séances où je suis arrivé crevé de la fatigue du week-end et de la première journée de boulot de la semaine. Deux séances, pourtant, où j’étais tellement heureux de me retrouver au bain, à me délasser sans avoir rien d’autre à faire que glisser dans l’eau en cherchant le meilleur mouvement.

Les chronos n’évoluent toujours pas, et le crawl du lundi 6 s’est lamentablement avorté à 75 mètres, pour cause d’abordage par un autre nageur qui a achevé de me faire m’emballer, donc de m’essoufler. Lundi 13 en revanche, 100 mètres complet, et je crois que je commence à trouver un geste moins fatigant. Je vais peut-être finir par prendre le coup et parvenir à tenir un 200 mètres !

Piscine, semaine 16

Jeudi 2 novembre 2006

Ah, oui, le barbotage. Non, je n’ai pas oublié. Mille six cents mètres comme les dernières fois, je n’ai pas encore pris le temps de composer un programme d’entraînement plus varié, mais je sais que je pourrai compter sur des conseils avisés. À la fin des seize longueurs, un gars m’interpelle au bout du bassin, me dit que je l’ai violemment collisionné, et entreprend de m’expliquer qu’il faut tenir ma droite dans la ligne d’eau. Je suis au courant, et je pense y faire attention, mais il maintient que je ne fais rien qu’à nager en plein milieu du couloir. S’il y tient… Penaud, je lui ai présenté mes excuses, mais ça m’a tellement démotivé que j’ai zappé le crawl pour cette fois.

Piscine, semaine 15

Lundi 23 octobre 2006

Sorti du boulot l’âme éreinté, le dos endolori, avec l’envie pressante de l’eau qui supprimerait d’un coup la pesanteur du corps. Pas envie de forcer, juste nager tranquille en ne pensant à rien.

Ça marche. Les chiffres habituels, tiens je ne les mets pas cette fois. Ils n’ont pas changé depuis la fois d’avant ni celle d’encore avant. Régulier comme un métronome. Une prochaine fois peut-être j’ajouterai un ou deux aller-retours, juste pour changer un peu et pour voir ceux qui suivent.

Et puis après l’eau, le dédale de béton clair du Forum des Halles, et l’épreuve des escaliers du RER. Jamais l’escalator, par principe. Pour le plaisir de vraiment sentir dans les cuisses la délicieuse ivresse de la fatigue du corps. Rien de tel pour nimber l’épuisement de l’âme.

Piscine, semaine 14

Mercredi 18 octobre 2006

Mes soirées se remplissent à une vitesse faramineuse, et je prends du retard dans la relation de mes barbotages hebomadaires.

Ce n’est pas une grande perte, cela dit, tu vas voir ça de suite : ce lundi donc, comme à l’accoutumée, je suis arrivé à la piscine un peu après vingt heures. Et là, ce fut précisément la même chose que la semaine passée : 1,6 km (brasse) en 42 minutes, et puis un exténuant 100 m (crawl) en trois minutes. Rien de nouveau sous le soleil l’eau, c’est d’un monotone…

Tout ceci n’est pas si mal, dans l’absolu. Je pourrais me targuer de régularité, c’est toujours ça de pris.

Oui, mais. Normalement, en crawl, nage où je me fatigue tant, je devrais quand même aller un poil plus vite qu’en brasse, non ? Or c’est ici tout le contraire : non seulement je ne parviens à éviter l’essoufflement qu’aux prix d’une discipline mentale de fer (autrement j’aurais tôt fait de partir à toute vitesse et je ne tiendrais pas un aller-retour), mais en plus je n’avance pas. Tout porte donc à croire que je crawle avec le style d’un fer à repasser qui aurait perdu son hélice… Zut.

Bon, il faudra travailler ça. Un jour.

Piscine, semaine 13

Lundi 9 octobre 2006

Épuisé d’un week-end déconnecté du temps, vécu en déphasé entre nuit blanche, matin noir et après-midi ensoleillé à travers la fenêtre. Un lundi comme souvent, pas débordant d’énergie, mais après les courses vitales au Monoprix, il fallait y aller, ça me ferait du bien.

Plouf !

On y va doucement, on respire bien à fond, et au bout de chaque aller-retour, un coup d’œil à la montre. Si je n’associe pas l’heure au compte des cent-mètres, je sais que je perdrai rapidement les pédales et que je n’arriverai plus à savoir où j’en suis. Donc, je surveille, et aussi pour pouvoir finalement proclamer ici même : 1,6 km en 42 minutes (et demie, peut-être…) Et un 100 m crawl en guise de dessert, 2 minutes 20, je suis content.

Ça fait deux fois de suite que je me sens bien en sortant, plus de mal de crâne comme la fois d’avant. C’est à cause de ça que j’avais arrêté, il y a maintenant… je ne sais plus… deux ans, peut-être. Quand je me suis pris par la main, cet été, c’était une tentative… un pari sur l’avenir pour me laisser une chance – le bénéfice du doute. Me remettre doucement à la flotte en guettant anxieusement la mâchoire qui se crispe et l’étau qui se serre autour de mes tempes. Ça allait plutôt bien, finalement, je reprenais confiance… Jusqu’il y a deux semaines où j’ai vu revenir, narquoise et bien prégnante, la souffrance familière dont j’avais payé autrefois tant de kilomètres glissés dans l’eau chlorée.

Elle est de nouveau tue. Jusqu’ici tout va bien. Jusqu’à quand, sauvageonne cruelle, te tiendras-tu tranquille ?