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	<title>Un soir de pluie et de vent &#187; Choses lues</title>
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	<description>Enfant du bitume, fils de pub et cœur d'artichaut, Thomas dans tous ses états, surtout les plus improbables.</description>
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		<title>Les passagers du Roissy-Express</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Dec 2006 16:41:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Choses lues]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un écrivain, éditeur et d&#8217;une photographe qui partent en grand voyage. À la découverte de contrées inconnues, de leurs populations, des mœurs et de la vie là-bas, si loin qu&#8217;on ne s&#8217;imagine même pas que ça pourrait exister.
C&#8217;est que François et Anaïk ont décidé de descendre le cours d&#8217;un long fleuve bleu&#160;: le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un écrivain, éditeur et d&#8217;une photographe qui partent en grand voyage. À la découverte de contrées inconnues, de leurs populations, des mœurs et de la vie là-bas, si loin qu&#8217;on ne s&#8217;imagine même pas que ça pourrait exister.</p>
<p><span id="more-1907"></span>C&#8217;est que François et Anaïk ont décidé de descendre le cours d&#8217;un long fleuve bleu&nbsp;: le <a href="http://www.ratp.info/orienter/f_plan.php?loc=reseaux&#038;nompdf=rer_b&#038;fm=pdf" hreflang="fr">RER&nbsp;B</a>. D&#8217;un bout à l&#8217;autre, de Roissy (et <a href="http://thomas.quinot.org/blog/2005/02/17/berceuse-ferroviaire/" hreflang="fr">Mitry-Claye</a>) à Saint-Rémy-les-Chevreuse. Trente-huit gares (à l&#8217;époque, en 1989) et cinquante kilomètres du Nord au Sud de la banlieue parisienne.</p>
<p>Ils traversent l&#8217;Île-de-France en un mois, à la rencontre de ceux qui vivent là, dans ces villes et ces quartiers de banlieue qui pour les parisiens ne sont rien d&#8217;autres que des gares abstraites entre eux et les aéroports. Derrière les gares, ils prennent les bus improbables, marchent à travers cet espace urbain pensé seulement pour les voitures. Ils finissent par trouver quelque hôtel minuscule, loin du luxe ou du gigantisme de la grande ville, pour poser leurs sacs soir après soir et décanter les rencontres du jour.</p>
<p>Et ils racontent les femmes, les hommes, les gamins et les vieux, ceux qui se souviennent des jardins ouvriers&#8230; et ceux qui voient les vieilles barres de béton se dégrader lentement mais sûrement, bouffé par le mal de vivre de ceux qui ont été entassés là vingt ans auparavant pour louer leur travail aux usines disparues. Ils notent, ils écoutent, photographient, et parlent de violence et de respect perdu, de chômage et de racisme, du Front national qui devient le premier parti ouvrier de ces coins-là de France, de la solution tout-répressive qui ne marche pas. Des mots d&#8217;il y a quinze ans mais qui pourraient avoir été écrits hier sur la carcasse d&#8217;une voiture encore fumante.</p>
<p>Ils s&#8217;arrêtent un moment à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_Drancy" hreflang="fr">Drancy</a> dont le nom seul me gèle chaque fois que je dois prendre l&#8217;avion à Roissy. Une gare que je traverse sans jamais m&#8217;arrêter mais jamais sans la voir.</p>
<blockquote><p>
La cité de la Muette, 1935, l&#8217;une des plus grandioses tentatives de logement social de l&#8217;entre-deux-guerres.<br />
La cité de la Muette, 1941-1944, camp de transit vers la mort.<br />
La cité de la Muette, 1989, HLM décrépite.
</p></blockquote>
<p>Il aura suffi d&#8217;enclore la triste cour de métal gris de grillages barbelés pour faire d&#8217;une cité radieuse l&#8217;antichambre des camps d&#8217;Auschwitz et de Buchenwald. Pas de grand chantier, juste une mince dentelle de fer. Il n&#8217;est jamais loin, le monstre. Il reste là et la cité de la Muette est toujours debout. Il n&#8217;y a plus de miradors, plus de barbelés. Pour le moment.</p>
<p><em><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2020631334?ie=UTF8&#038;tag=unsoidepluetd-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2020631334">Les Passagers du Roissy-Express</a><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=unsoidepluetd-21&#038;l=as2&#038;o=8&#038;a=2020631334" width="1" height="1" border="0" alt="" style="border:none !important; margin:0px !important;" /></em> de François Maspero, photographies d&#8217;Anaïk Frantz. Seuil, 1990.</p>
<p>J&#8217;ai découvert ce bouquin au hasard de la <a href="http://www.finis-africae.net/article.php?id=801" hreflang="fr">Pile à Lire</a> de Pascal, qui pensait qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une étude sur les <em>passagers</em> du RER&nbsp;B.</p>
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		<title>Oracle Night</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jul 2005 23:25:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Choses lues]]></category>

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		<description><![CDATA[Sidney Orr est écrivain. Au décours d&#8217;une longue maladie, il entreprend de se remettre à écrire &#8211; c&#8217;est un besoin, une tension impérieuse. Le hasard de ses pas dans Brooklyn le font entrer dans le minuscule magasin d&#8217;un papetier asiatique, où il tombe en arrêt devant un carnet bleu.
Rentré avec le carnet convoité et les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sidney Orr est écrivain. Au décours d&#8217;une longue maladie, il entreprend de se remettre à écrire &ndash; c&#8217;est un besoin, une tension impérieuse. Le hasard de ses pas dans Brooklyn le font entrer dans le minuscule magasin d&#8217;un papetier asiatique, où il tombe en arrêt devant un carnet bleu.</p>
<p>Rentré avec le carnet convoité et les stylos idoines, il s&#8217;assied à sa table et écrit, écrit. Bientôt ce carnet va s&#8217;avérer plus qu&#8217;un simple support&nbsp;: une véritable drogue, ou peut-être une passerelle vers des ressorts insoupçonnés de l&#8217;univers. Suspendu hors du temps, il perd le contrôle des mots et trace une histoire qui reflète étrangement la réalité qui l&#8217;environne. Entre peur et envie, il remplit le cahier&#8230;</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;histoire de la mémoire des choses qui se sont produites, et de celles qui ne sont pas encore arrivées. C&#8217;est l&#8217;histoire de l&#8217;écriture qui témoigne et de l&#8217;écriture qui prédit. C&#8217;est l&#8217;histoire de l&#8217;histoire, et parfois elle est troublante. Ce sont aussi, comme souvent chez Paul Auster, des mots qui disent si bien pourquoi on ne peut s&#8217;empêcher de faire glisser sa plume sur un paquet de feuilles de papier.</p>
<hr />
<p><em>Oracle Night</em> de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Auster">Paul Auster</a> (2004), une critique pour le <a href="http://www.biblioblog.fr/index.php/2005/07/26/91-la-nuit-de-loracle-paul-auster">Biblioblog</a>.</p>
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		<title>C&#8217;est quoi ton bouquin, là ?</title>
		<link>http://thomas.quinot.org/blog/2005/03/10/cest-quoi-ton-bouquin-la/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Mar 2005 22:56:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogosphère]]></category>
		<category><![CDATA[Choses lues]]></category>

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		<description><![CDATA[Malicieuse Tilly&#8230; Au détour d&#8217;un billet &#8211; pour tester mon assiduité&#160;? &#8211; elle m&#8217;a désigné pour être le prochain contaminé par le dernier virus qui sautille actuellement de carnet en carnet aussi sûrement qu&#8217;une grippe hivernale dans un métro bondé. C&#8217;est le new meme on the blog.
Trop joueur pour résister à une telle invitation, je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Malicieuse Tilly&#8230; Au <a href="http://tillybayardrichard.typepad.com/le_blogue_de_tilly/2005/03/lire_ditelle.html">détour d&#8217;un billet</a> &#8211; pour tester mon assiduité&nbsp;? &#8211; elle m&#8217;a désigné pour être le prochain contaminé par le dernier virus qui sautille actuellement de carnet en carnet aussi sûrement qu&#8217;une grippe hivernale dans un métro bondé. C&#8217;est le <em>new <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Meme">meme</a> on the blog</em>.</p>
<p>Trop joueur pour résister à une telle invitation, je la prends au mot, et je livre (le terme tombe à propos) céans quelques-uns des petits secrets de ma bibliothèque.</p>
<h4>1. Combien lisez-vous de livres par an&nbsp;?</h4>
<p>Je ne sais pas, je ne compte pas&#8230; C&#8217;est difficile à dire parce que je picore beaucoup. J&#8217;ai souvent plusieurs livres en cours de lectures, et je leur consacre autant que faire se peut mes trajets en bus ou en métro, quelquefois un moment sous la couette avant que mes yeux ne se ferment complètement. Quelques instants secrets aussi, à des heures improbables où l&#8217;on me croit ailleurs. Tout cela ne suffit pourtant pas à faire de moi ce qu&#8217;on pourrait appeler un lecteur vorace. Bon an mal an, peut-être dix ou vingt nouveaux livres. Et chaque numéro de <em>Pour la Science</em> quasiment d&#8217;un bout à l&#8217;autre. Le reste du temps, je prends une page au hasard chez Prévert, Sempé ou Buzzati, un magazine acheté dans une gare ou un aéroport (cela fait partie du rituel des voyages), et je lis comme je vis, dans l&#8217;urgence et pour le plaisir.</p>
<h4>2. Quel est le dernier livre que vous ayez acheté&nbsp;?</h4>
<p>Les <em>Fragments d&#8217;un discours amoureux</em> de Barthès. Et juste avant, dans le dernier colis Amazon, il y avait <em>Obedience to authority</em> (Stanley Milgram), récemment réédité, <em>Si c&#8217;est un homme</em> (Primo Levi) et <em>La prostitution à Paris</em> (sous la direction de Marie-Elisabeth Handman et Janine Mossuz-Lavau).</p>
<p>Il faudrait, dans l&#8217;idéal, que je lise plus vite, ou que j&#8217;achète moins de bouquins, parce que la pile «&nbsp;en instance de lecture&nbsp;» est actuellement croissante. Éprise de liberté, elle s&#8217;est déjà étendue bien au-delà de l&#8217;espace qui lui avait été initialement imparti, et menace d&#8217;étendre son emprise en-dehors des étagères qui la contiennent encore tant bien que mal. D&#8217;un autre côté, c&#8217;est là la garantie de pouvoir toujours bouquiner quelque chose de nouveau quand l&#8217;envie me démange.</p>
<h4>3. Quel est le dernier livre que vous ayez lu&nbsp;?</h4>
<p><em>La maison aux mille étages</em> de Jan Weiss. Ce roman fantastique traduit du tchèque commence dans un escalier. Un homme se réveille. Seuls deux choix s&#8217;offrent à lui&nbsp;: monter ou descendre. Point de portes ou de fenêtres, seulement un tapis rouge, des marches et des paliers. Et une obsédante lumière jaune au plafond lorsqu&#8217;il ferme les yeux.</p>
<p>Merci Bertrand pour me l&#8217;avoir conseillé&nbsp;; merci Papa pour l&#8217;avoir déniché, alors qu&#8217;il n&#8217;est plus édité depuis bien longtemps.</p>
<h4>4. Listez cinq livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés.</h4>
<p><em>Gödel, Escher, Bach</em> de Douglas Hofstadter. C&#8217;est un voyage fascinant aux confins des mathématiques et de la logique. On gratte là l&#8217;une des dernières couches de la connaissance, pour toucher à certaines des questions les plus fondamentales accessibles à la pensée humaine.</p>
<p><em>Malevil</em> de Robert Merle. Pour la force et la faiblesse des hommes.</p>
<p><em>Charlie et la chocolaterie</em> suivi de <em>Charlie et le grand ascenseur de verre</em> de Roald Dahl. Je triche un peu, oui, mais cinq livres c&#8217;est si peu&nbsp;! Je continue de le citer régulièrement&nbsp;: «&nbsp;Un peu de bêtise en saupoudrage, c&#8217;est le piment de l&#8217;homme sage.&nbsp;»</p>
<p><em>Leviathan</em> de Paul Auster, lu quelques mois avant de voir l&#8217;exposition Sophie Calle au centre Pompidou.</p>
<p>Le dernier, et non le moindre&#8230; Ah, qu&#8217;il est cruel, ce questionnaire&nbsp;! qui me force à choisir, à élire cinq opus seulement&#8230; et à laisser de côté tant d&#8217;autres lectures chères à mon c&#339;ur et à ma mémoire, à un titre ou un autre.</p>
<p><em>Belle du Seigneur</em>, d&#8217;Albert Cohen. Pour toutes les histoires d&#8217;Amour.</p>
<h4>5. À qui allez-vous passez le relais (trois personnes) et pourquoi&nbsp;?</h4>
<ul>
<li><a href="http://roland.entierement.nu/">Roland</a> parce que <em>new meme on the block</em>, c&#8217;est de lui que je le tiens&nbsp;;</li>
<li><a href="http://www.rfc1149.net/blog/">Sam</a> parce qu&#8217;il est joueur aussi&nbsp;;</li>
<li><a href="http://blog.matoo.net/">Matoo</a> parce qu&#8217;il m&#8217;a amené tellement de visiteurs que je lui dois bien ça&nbsp;!</li>
</ul>
<p>J&#8217;aurais bien passé le témoin à Nico ou à SoK, mais ils n&#8217;ont pas encore sauté le pas et commencé leur blog. Gageons que ce n&#8217;est qu&#8217;une question de temps&#8230;</p>
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